UNIS POUR SAINT-MAUR INAUGURE SYMBOLIQUEMENT L’AVENUE RENÉE GAILHOUSTET À L’OCCASION DU 8 MARS, JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES
Le 8 mars 2026
Lancée par les Nations-Unies en 1977 et instaurée en France en 1982, la Journée internationale des droits des femmes est une journée de lutte pour l’égalité des droits entre les femmes et les hommes. Le 8 mars célèbre les réalisations des femmes à travers le monde et trouve ses racines dans les luttes ouvrières et les manifestations de femmes au début du XXᵉ siècle pour l’égalité, de meilleures conditions de travail et le droit de vote. CP A4-4
Inauguration symbolique de l’Avenue Renée Gailhoustet à l’occasion du 8 mars
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, nous débaptiserons symboliquement l’Avenue Thiers pour la renommer, le temps de notre mobilisation, Avenue Renée Gailhoustet, en hommage à l’une des rares femmes de sa génération qui s’est imposée dans le milieu de l’architecture. C’était une pionnière, reconnue notamment pour ses réalisations en matière de logement social dans le Val-de-Marne.
L’inauguration symbolique de l’Avenue Renée Gailhoustet se fera en présence de sa fille le dimanche 8 mars à 13h30, au niveau du 1 avenue Thiers.
À Saint-Maur, sur 547 voies nommées, 188 ont un nom d’une personnalité masculine, contre 5 qui ont un nom d’une personnalité féminine, soit moins d’1 % du total.
À Saint-Maur comme partout en France, les violences faites aux femmes demeurent une réalité massive
À Saint-Maur comme partout en France, les violences faites aux femmes demeurent une réalité massive, multiforme et profondément ancrée dans le quotidien. Ces violences touchent tous les âges, tous les milieux sociaux et s’exercent dans l’espace public, les transports publics (RER et bus), depuis l’école maternelle jusqu’au lycée, à l’université, au travail comme au sein du foyer. Les données nationales et locales convergent : les femmes restent les premières victimes d’inégalités, de précarité et de violences.
Des problématiques à tous âges de la vie et dans toutes les situations
Dès le plus jeune âge, les violences s’installent. Près d’un tiers des collégiennes (30,6 %) et plus d’un quart des collégiens (26,2 %) sont victimes de cyberviolences. Une lycéenne sur dix déclare s’être déjà absentée de son établissement par peur au cours de l’année scolaire.
Dans l’enseignement supérieur, les soirées d’intégration demeurent un terrain de violences répétées :
- 13,7 % des étudiantes concernées estiment ces incidents habituels
- 23,5 % ont été victimes ou témoins d’exhibition sexuelle
- 1 sur 10 d’outrage sexiste
- 1 sur 20 d’agression sexuelle
Au travail, 32 % des femmes déclarent avoir subi du harcèlement sexuel. La précarité renforce encore ces vulnérabilités : 16,1 % des femmes vivent sous le seuil de pauvreté en 2023, soit plus de 5,2 millions de femmes.
À Saint-Maur, les écarts persistent : les Saint-Mauriennes disposent de revenus inférieurs à ceux des hommes, confirmant une fragilité économique structurelle.
Unis pour Saint-Maur s’engage dans cette lutte contre les inégalités
Face à cette situation, Unis pour Saint-Maur s’engage à mettre en œuvre une politique publique ambitieuse, féministe et transversale, avec :
- La création d’un parcours municipal de prise en charge des femmes victimes de violences, en partenariat avec le CIDFF et les associations spécialisées.
- Une formation renforcée des policières et policiers municipaux aux discriminations, à la prévention et à l’accompagnement des publics vulnérables.
- La mise en place d’une analyse genrée du budget de la commune, garantissant une allocation des ressources équitable.
- Le développement de mobilités sécurisées dans l’espace public, conformément au plaidoyer du réseau professionnel féminin mixte Femmes en Mouvement.
- Le renforcement des solutions d’hébergement d’urgence, afin que chaque femme puisse trouver refuge et protection.
Cet engagement s’inscrit dans une stratégie locale globale, co-construite avec les habitants et les habitantes, les acteurs institutionnels et les associations. L’objectif est clair : faire de la lutte contre les violences faites aux femmes une priorité politique, sociale et démocratique, non pas comme une action isolée mais comme une politique transversale répondant aux besoins de toutes et de tous.